Salon de coiffure et institut de beauté : quels risques incendie ?

Un salon de coiffure ou un institut de beauté ne ressemble pas, sur le papier, à un site à risque. Pas de machine industrielle, pas de stockage de matières dangereuses en grande quantité, une équipe réduite. Pourtant, ces établissements concentrent une combinaison de facteurs qui reviennent régulièrement dans les rapports d’intervention des sapeurs-pompiers : des produits inflammables en libre accès, des appareils chauffants utilisés en continu, et des locaux souvent exigus avec un seul accès sur rue.

Un cocktail de produits inflammables sous-estimé

Un salon standard stocke et utilise quotidiennement plusieurs familles de produits classés inflammables :

Pris individuellement, ces produits représentent un risque limité. Stockés ensemble dans un placard fermé, sans ventilation, à côté d’une prise électrique ou d’un chauffage d’appoint, ils forment une réserve de combustible que peu de gérants identifient comme telle.

Des appareils chauffants allumés toute la journée

C’est la deuxième source de risque, souvent négligée parce qu’elle fait partie du quotidien du métier : fers à lisser, fers à boucler, casques chauffants, autoclaves de stérilisation en institut. Ces appareils atteignent des températures élevées et restent parfois branchés en continu sur un poste de travail, posés sur une surface non isolée en fin de journée.

Le risque augmente avec l’âge des installations électriques. Un salon installé dans un local commercial ancien, avec un tableau électrique sous-dimensionné pour le nombre de sèche-cheveux et appareils en simultané, expose à un risque de surchauffe et de départ de feu d’origine électrique, la première cause d’incendie recensée en entreprise en France.

Les obligations qui s’appliquent, ERP ou pas

Dès qu’un salon accueille du public, il relève des règles applicables aux établissements recevant du public (ERP), avec des exigences qui varient selon l’effectif accueilli et la surface du local. Mais même les plus petites structures, non classées ERP faute de seuil d’effectif atteint, restent soumises aux obligations générales du Code du Travail vis-à-vis de leurs salariées.

L’article L4121-1 du Code du Travail impose à l’employeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la santé et la sécurité de son personnel. L’article R4227-28 va plus loin : il oblige à désigner des salariés formés à la lutte contre un début d’incendie et au maniement des extincteurs. Dans un salon où une seule coiffeuse ou esthéticienne peut se retrouver seule face à un départ de feu, cette formation n’est pas une formalité administrative, c’est une compétence dont on a besoin en quelques secondes.

Les bonnes pratiques à mettre en place

Former le personnel, la mesure la plus efficace

Face à un local souvent exigu, avec un seul accès et une clientèle présente en continu, la rapidité de réaction du personnel fait toute la différence entre un départ de feu maîtrisé en quelques secondes et une évacuation en urgence. La formation Équipier de Première Intervention (EPI) apprend précisément ces réflexes : identifier la nature du feu, choisir le bon extincteur, alerter les secours et évacuer si nécessaire.

Vous gérez un salon de coiffure ou un institut de beauté en Ille-et-Vilaine ou ailleurs en Bretagne ? Active-Formation intervient directement sur site, à Saint-Malo et dans toute la région (35, 22, 29, 56), pour former vos équipes en tenant compte des spécificités de votre activité. Contactez-nous pour un devis adapté à la taille de votre établissement.